Illuminations

La Série illuminations

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Théâtre de Sainte-Marie-aux-Mines

jeu 7 mai 2026 — 14h

ven 8 mai 2026 — 14h

sam 9 mai 2026 — 14h

Concerts

Temple de Sainte-Marie-aux-Mines

jeu 7 mai 2026 — 20h

ven 8 mai 2026 — 20h

sam 9 mai 2026 — 20h

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Les Concerts aux chandelles

Concerts

Église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte

jeu 14 mai 2026 — 20h

jeu 15 mai 2026 — 20h

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Le Mini-concert

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dim 17 mai 2026 — 11h

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jeu 14 mai 2026 — 9h – 17h

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La Série Illuminations

7, 8, 9 mai 2026

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Texte descriptif à droite de l’image. Il peut être long et s’adapter automatiquement.

7, 8, 9 mai 2026

14h - Projection // Lieu : Théâtre de Sainte-Marie-aux-Mines (mettre un lien vers les lieux)

20h - Concert // Lieu : Temple de Sainte-Marie-aux-Mines (mettre un lien vers les lieux)

Les Concerts aux chandelles

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Des navettes pour se rendre aux Concerts aux Chandelles

Muni d'un billet ou non, le public est invité à se présenter au Théâtre de Sainte-Marie-aux-Mines pour un déplacement en navettes (autocars) jusqu'à l'église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte.

Point de rendez-vous (plusieurs parkings à proximité) :

Première navette : départ 1h avant le début du concert.

Dernière navette : départ 20 minutes avant le début du concert.

Retour au même endroit à l'issue des concerts.

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Vous avez 2, 3, 4 places libres dans votre véhicule ? Vous n'avez pas de véhicule ? Vous souhaitez faire de nouvelles rencontres, refaire avec elles le concert sur le chemin du retour ? Nous avons préparé ce qu'il vous faut pour proposer ou chercher un véhicule :

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Direction artistique

Dans un monde en constante évolution où la conscience collective est occupée par des enjeux environnementaux et sociétaux, où le monde de la culture se relève difficilement d’années d’interruption, où nous sommes inondés par de nouvelles technologies qui nous donnent un accès immédiat à la culture sous sa forme numérique, on peut se demander quelle place il reste pour la musique classique et pour le spectacle vivant. Pourquoi aller écouter un concert aujourd’hui ? Je suis profondément convaincue que la musique, plus que toute autre forme d'art, peut nous aider à mieux percevoir le monde qui nous entoure, guérir les blessures de notre société, encourager la réflexion sur notre passé et inspirer l'élaboration d'un avenir meilleur.

L’expérience du concert est nécessairement quelque chose de propre à chaque individu. Cependant, il y a dans cette expérience un élément extraordinaire qui résonne de façon universelle avec l’esprit humain, quelque chose d'unique qui appartient à l'humanité. Un moment qui n'existait pas auparavant et qui n'existera plus jamais est partagé. Lorsque le public et les interprètes se rassemblent pour explorer l'œuvre d'un compositeur, une communion s'établit entre eux, et ils se répondent mutuellement dans la musique. Cette connexion opère à plusieurs niveaux : émotionnel, physique, intellectuel et spirituel. Et c'est ce qui rend les festivals de musique indispensables.

Je suis honorée de prendre la direction artistique du Festival aux Chandelles. Ce faisant, j'ai le privilège de contribuer à la diffusion, à la transmission et à la création de la musique classique. Pouvoir faire cela est à la fois un cadeau et une responsabilité. Je suis consciente des défis à relever pour orchestrer un festival de musique. Cette partie du patrimoine culturel mondial appartient à tout le monde, et pourtant trop souvent encore le public manque de diversité. Aussi, la musique d’aujourd'hui reste sous-représentée dans les programmes actuels alors que peut-être plus qu’aucune autre, elle a le pouvoir de dévoiler le monde qui nous entoure. La musique est un mystère, la musique est une intuition, la musique est une expérience. Mais c'est aussi bien plus que cela, comme nous le rappellent les citations suivantes :

L'amour de la musique classique n'est que partiellement une réponse naturelle à l'écoute des œuvres interprétées. Cela doit aussi résulter d'une décision d'écouter attentivement, d'être attentif, une décision inévitablement motivée par le prestige culturel et social de l’art. [Charles Rosen]

La plupart des gens aiment la musique parce qu'elle leur procure certaines émotions comme la joie, le chagrin, la tristesse et l'image de la nature, sujet de rêverie ou – mieux encore – d'oubli du « quotidien ». Ils veulent une drogue - dope - ... La musique ne vaudrait pas grand-chose si elle était réduite à une telle fin. Quand les gens auront appris à aimer la musique pour elle-même, quand ils l'écouteront avec d'autres oreilles, leur plaisir sera d'un ordre beaucoup plus élevé et plus puissant, et ils pourront la juger à un niveau supérieur et réaliser sa valeur intrinsèque. [Igor Stravinski]

Pour moi, la musique est une étude de moi-même et de l'esprit humain. J'ai toujours pensé que la musique était très profonde. C'est comme un liquide qui peut aller dans les profondeurs, se répandre dans toutes les directions et prendre des formes diverses. [Kaija Saariaho]

La joie et la fascination prodigieuses qui découlent de nouvelles découvertes, de la poursuite de la connaissance et de la remise en question de ses propres croyances peuvent être transformatrices. En explorant la musique d'hier et la musique d'aujourd'hui, à travers la musique elle-même mais aussi en favorisant les échanges entre le public et les interprètes, les compositeurs et les professionnels de la culture, je souhaite pouvoir apporter et partager une vision de la musique classique qui reflète la société d'aujourd'hui.

Dans l'enceinte magnifique de l'église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte à Sainte-Marie-aux-Mînes, où subsistent les souvenirs de l’Histoire et l’écho des concerts passés, au confluent des multiples cultures qui font l'identité alsacienne, chaque individu peut contribuer à ce projet. Que ce soit en jouant, en consacrant du temps aux autres, en partageant des idées et des pensées, ou simplement par sa simple présence, chaque personne a un rôle à jouer. Construisons ensemble une communauté autour de ce festival, et que la musique classique reste vivante !

Hélène Papadopoulos, New York, juillet 2023

Les lieux

L'église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte est un petit écrin architectural singulier dans le paysage des édifices religieux du Val d'Argent.

Si l'édifice actuel est daté en grande partie des XVe et XVIe siècle, un bâtiment plus ancien s'y tenait dès le XIIe siècle. Des croyances populaires ont même placé le prieuré d'Echery (Xe siècle) à l'emplacement de l'actuelle église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte, mais cette hypothèse n'est ni vérifiable ni totalement crédible.

Vers 1150, une église installée "sur la colline de Surlatte" est édifiée dans le hameau "d'Eschery" (selon une lettre d'un pasteur réformé de 1643), elle deviendra église paroissiale au XIIIe siècle.

C'est au cours des XVe et XVIe siècles qu'est reconstruite l'église dans la forme que nous lui connaissons encore aujourd'hui. Sa chronologie pose toutefois problème. La tour porche a été datée du XIIIe siècle, mais sans fondement. De même, le choeur gothique semble plus ancien que la nef, mais sans justification probante. Il demeure toutefois de nombreux millésimes dans l'édifice, dont celui de 1506 sur la porte extérieure du porche, ou encore celui de 1536 sur la seule cloche de l'église. Une croyance populaire indique que la cloche serait en argent en raison de l'activité minière très présente dans le hameau, mais elle est vite démentie, ne serait-ce que par "l'impossible tintement" de l'argent pur. L'édifice est entouré d'un cimetière clos, où de nombreuses tombes de mineurs sont encore visibles.

Ce versant de la vallée étant placé sous l'autorité de seigneurs catholiques, les guerres de religion du XVIe siècle ont influencé l'histoire de l'édifice. En effet en 1561, les Sires de Ribeaupierre cèdent l'église aux mineurs "français" réformés qui s'étaient déplacés à Echery pour y exercer leur profession. Saint-Pierre-sur-l'Hâte est ainsi dévolu au culte protestant, ce qui explique en partie le dénuement ornemental de l'édifice. La révocation de l'Édit de Nantes de 1685 a rendu le choeur de l'église au culte catholique, et depuis lors un simultaneum est pratiqué entre les cultes luthérien, réformé et catholique.

Pour connaître l'histoire de la vallée :    []    []

L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1932, puis classée en 1934.    []

Elle est aujourd'hui encore un lieu de culte à part entière, mais elle accueille également des concerts de musique.

Sandrine Ruef, Châtenois, décembre 2023

Installée à Sainte-Croix-aux-Mines à partir de 1871, la famille Burrus, famille fortunée d’industriels du tabac, a laissé un riche héritage patrimonial dans le village. On leur doit notamment l’actuelle mairie, le château Burrus (ancienne propriété de Maurice Burrus), le chalet de montagne du Hury, l’actuel stade de football, une maison de maître rue de la gare, et « la Villa », propriété d’André Burrus, cousin et partenaire d’affaires de Maurice.

En 1932, André Burrus confie au maitre d’œuvre sainte creuzien Sauther la construction d’une demeure bourgeoise sur un vaste terrain de plus de trois hectares longeant la gare. L’emplacement est idéal pour l’industriel dont on rappelle les fonctions commerciales au sein de la manufacture de tabacs, à quelques mètres de la gare et ayant aménagé un accès direct à la rue principale du village avec un pont enjambant la Lièpvrette. L’ensemble architectural correspond aux canons de la demeure patronale du début du XXe siècle : elle est dotée du confort moderne de l’époque (chauffage central et salles de bains), avec un rez-de-chaussée réservé aux pièces de représentation, un premier étage dévolu au logis familial, et au deuxième étage, des chambres en mansardes pour le personnel.

Féru de botanique, André aura à cœur d’aménager son parc et d’y faire pousser des essences d’arbres et de fleurs locales ou exotiques. Avec un miroir d’eau situé sur l’avant de la demeure et une roseraie entretenue au fond du parc, il se dégage de l’ensemble un sentiment d’harmonie et d’équilibre. André Burrus était aussi grand amateur de mécanique, aussi de somptueux garages ont été construits à l’entrée de la propriété. Ils abritent aujourd’hui les bureaux de la Communauté de communes du Val d'Argent.

André Burrus et sa famille demeurent dans la Villa jusqu’à la mort de ce dernier en 1974. Ses héritiers se séparent de l’ensemble en 1977 qui est cédé à la Région Alsace. Dès lors, la Villa se transforme pour accueillir une Maison régionale de la musique qui sera en activité jusqu’en 1990. Pour y accueillir les différentes activités, certains espaces sont largement remaniés ; des musiciens de tous horizons et de toutes pratiques musicales séjourneront ainsi à Sainte-Croix-aux-Mines.

Après quelques années d’abandon, la Villa connaît un nouveau souffle en 1997 avec son rachat par la Communauté de communes du Val d'Argent. Le bâtiment est à nouveau transformé pour y accueillir la médiathèque intercommunale et le pôle culture du Val d’Argent à partir de 2004. Le parc n’est pas en reste, il est devenu un lieu prisé des habitants qui profitent de sa vaste pelouse ou des frais sous-bois. La Villa et son parc sont aujourd'hui le théâtre de nombreux moments culturels, dont le Festival aux Chandelles depuis cette année.

Sandrine Ruef, Châtenois, janvier 2025

Le théâtre municipal de Sainte-Marie-aux-Mines

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